Pour le retrouver, on part de 10 × 6 = 60 et on retire 6. Contrôle par les chiffres de 54 : 5 + 4 = 9.
Des trucs pour la retenir
Essaie avec tes doigts, pour 9 × 3.
Pose tes deux mains à plat devant toi, les dix doigts tendus.
Compte tes doigts de 1 à 10, de gauche à droite.
Plie le 3e doigt.
À sa gauche, il reste 2 doigts. Ce sont les dizaines.
À sa droite, il reste 7 doigts. Ce sont les unités.
Tu lis 27. Donc 9 × 3 = 27.
Ça marche de 9 × 1 à 9 × 10, pas plus loin.
Neuf fois, c'est dix fois moins une fois. 9 × 6, c'est 60 moins 6 : 54.
Ajoute les deux chiffres du résultat. Tu trouves 9 : 6 + 3 = 9 pour 63. Jusqu'à 90 seulement.
Les chiffres des dizaines montent de 0 à 9. Ceux des unités descendent de 9 à 0.
Cherche les jumeaux à l'envers : 27 et 72, 36 et 63.
Pourquoi les doigts donnent le bon résultat
Le doigt plié porte le numéro du facteur. Les doigts à sa gauche sont un de moins que lui, ceux de droite complètent à 10.
Or, de 9 × 1 à 9 × 10, le chiffre des dizaines vaut toujours le facteur moins 1, et celui des unités 10 moins le facteur. Avec 9 × 7 = 63, on a bien 6 = 7 − 1 et 3 = 10 − 7.
La méthode s'arrête à 9 × 10, faute de onzième doigt. Elle ne figure ni dans les programmes ni dans le guide d'Eduscol sur le calcul mental. Gardez-la comme une béquille pour les débuts, puis demandez les résultats sans les mains.
D'autres régularités de la table
Un appui marche pour tous les facteurs : neuf fois, c'est dix fois moins une fois. Pour 9 × 8, cela donne 80 − 8 = 72.
Les deux chiffres de chaque résultat, de 18 à 90, font 9 ensemble, mais la règle cesse à 9 × 11 = 99, où 9 + 9 = 18. Pour des nombres plus grands, la somme des chiffres d'un multiple de 9 est elle-même un multiple de 9. Le programme de l'école n'enseigne pas ce critère : seuls ceux de 2, 5 et 10 y figurent.
Les résultats vont enfin par paires aux chiffres inversés : 18 et 81, 27 et 72, 36 et 63, 45 et 54. Dans chaque paire, les deux facteurs font 11, comme 9 × 4 = 36 et 9 × 7 = 63.
Ce que dit le programme
La table de 9 fait partie des tables de 0 à 10 que l'élève travaille dès le CE1, la deuxième année de l'école élémentaire. Au CE2, l'exemple de réussite du programme demande justement « 9 × 6 = … ».
La même année, elle sert à multiplier un nombre par des dizaines :
L'enfant répond à douze calculs pris entre 9 × 2 et 9 × 10, en touchant une réponse parmi trois. Il trouve le produit, ou bien le facteur qui manque, placé devant ou derrière le 9.
Trois réglages : 5 secondes par calcul au rythme CE2, 7,5 au rythme CE1, ou aucun temps imposé. Un anneau tourne doucement pendant le temps donné.
Une erreur ouvre un second essai. Après la deuxième, la bonne réponse s'affiche avec, le plus souvent, le calcul par dix. Par exemple 9 × 6, c'est 10 × 6 moins 6 : 60 − 6 = 54.
La fiche à imprimer
La feuille A4 compte vingt égalités, sans 9 × 0 ni 9 × 1. On y complète un produit ou un facteur, et l'égalité s'écrit parfois à l'envers, comme 63 = 9 × …. Chaque résultat de 9 × 2 à 9 × 10 apparaît deux ou trois fois, sous des formes variées.
Les réponses sont sur une seconde page. Le code de six caractères, T9X6EB pour la fiche du jour, la fait réapparaître telle quelle. « Nouvelle fiche » en tire une autre, et « Une fiche par élève » en imprime une par enfant.
Pour l'aider à la maison
Les doigts donnent le produit, mais la table se connaît aussi dans l'autre sens. Demandez donc « 9 fois combien font 63 ? ». Avec les mains, il faut chercher le doigt qui laisse 6 doigts à gauche et 3 à droite : le 7e.
Quand l'enfant hésite, faites vérifier par la somme des chiffres avant de corriger vous-même. Puis passez au calcul suivant.
En classe
Avec F, la table de 9 passe au tableau en série flash. Les calculs défilent en grand, toutes les 5 secondes par défaut, et chacun écrit sa réponse sur l'ardoise. La liste des réponses s'affiche d'un coup à la fin. Espace met en pause, R recommence.
Une idée de rituel : interdire les doigts un jour sur deux, pour voir quels résultats tiennent seuls.